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Le terrain au crible

Situation, orientation, accessibilité, nature du sol... tous les terrains ne se valent pas. Certaines caractéristiques impliqueront de coûteux travaux d'adaptation pour mener à bien votre projet de construction.

Bien situé, idéalement exposé, ni trop grand ni trop petit. Vous croyez avoir déniché la perle rare. Pas de précipitation. Car un beau terrain n'est pas synonyme de bon terrain. Pour avoir oublié cette règle, certains candidats ont vu leur projet sérieusement contrarié ou simplement remis en cause. Si l'évaluation de la qualité technique de votre parcelle reste l'affaire d'un professionnel, les premières investigations sont néanmoins à la portée de tous.

Histoire de sol

Une évidence qu'il convient de rappeler. Plus votre parcelle présente une topographie à la physionomie singulière (pentue, escarpée, en contrebas ou en surplomb de la voirie), plus les travaux nécessaires au bon déroulement de votre projet de construction seront compliqués et coûteux. Les caractéristiques du sol et du sous-sol ont également une lourde incidence sur la faisabilité technique du bâti.

Quelques indices quant à leur nature médiocre doivent vous alerter, tels des creux ou bosses qui laissent supposer l'existence d'une cavité souterraine ou d'un terrain remblayé. Enfin la présence d'une nappe phréatique peut rendre la construction impossible sans un surcoût financier important. Soyez notamment attentif à la végétation. La proximité de saules ou de peupliers trahit la présence d'eau sur le terrain.

Pour ne rien ignorer de ce qui se trame sous vos pieds, la solution idéale est de demander une expertise, l'étude de sol. Réalisée par un géotechnicien, son coût est fonction de la complexité des sondages, (entre 1 500 et 4 000 €). Le prix de la tranquillité.

Attention servitudes !

Assurez-vous de la nature des éventuelles servitudes relevant du droit privé (comme d'éventuels droits de vues ou droit de passage du voisin sur votre propriété) ou celles dites d'utilités publiques qui pourraient grever votre terrain et donc limiter votre occupation du sol. Les dernières, si elles sont relatives à l'utilisation de certaines ressources et d'équipements, peuvent permettre à la commune de faire passer des lignes électriques aériennes au-dessus des propriétés privées ou d'y enterrer des canalisations souterraines de gaz.

Zones à risques

Enfin, vérifiez si le terrain convoité est situé dans une zone où s'applique un plan de prévention des risques naturels ou technologiques (inondations, glissement de terrain...). Dans ce cas, le plan peut vous imposer certaines contraintes architecturales. La Direction départementale de l'équipement (DDE) est à même de vous signaler les zones sensibles.

A. Martinat © pap.fr - 15 mars 2010

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