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Plus-values : l'immobilier reste une bonne affaireLa réforme des plus-values immobilières n'enlève rien aux vertus de l'investissement locatif. Entre valorisation du logement, encaissement de revenus et sécurité patrimoniale, la pierre reste et restera un placement de premier plan. Les investisseurs n'ont pas à avoir peur de la réforme des plus-values immobilières. Certes, les logements mis en location revendus après le 1er février 2012, date d'entrée en vigueur de la mesure, seront davantage taxés. Ils seront exonérés de droits au bout de trente ans de détention contre quinze ans dans l'actuel dispositif. Rappelons que les résidences principales ne sont pas concernées. Pour en savoir plus : Les plus-values immobilières Pour autant, cet alourdissement de la fiscalité n'enlève rien aux vertus de l'investissement locatif. Ce type de placement reste un produit de rente, fait pour rapporter des revenus complémentaires sous forme de loyers. A condition d'être bien placé, le logement a toujours autant de chances de prendre de la valeur sur le long terme. Autre atout et non des moindres : la pierre offre en ces temps de séismes financiers une incomparable sécurité. Plus-value immobilière : toujours au rendez-vous ?S'il y a taxe, c'est qu'il y a plus-value : l'imposition d'une plus-value immobilière peut ainsi être vue comme une bonne nouvelle. La seule différence entre l'avant et l'après-réforme, c'est que le bénéfice engrangé par le vendeur sera moins important. Après, tout dépend de la période de détention, sachant que plus elle est longue, moins la transaction sera taxée. Nous avons mis en ligne une calculette pour chiffrer les plus-values. Elle prend en compte l'actuel dispositif et celui qui entrera en vigueur en février 2012. La vraie question : les plus-values seront-elles au rendez-vous ? Si prévoir l'avenir reste le meilleur moyen de se tromper, nombre d'arguments militent en faveur d'une hausse des prix sur le long terme. L'offre de logements est en effet structurellement inférieure à la demande. La France doit bâtir au moins 400.000 logements par an pour satisfaire ses besoins. Un score qui n'a été atteint que deux fois au cours de la dernière décennie. Dans le même temps, le pays souffre d'un déficit qui varie, selon les sources, de 500.000 à un million de logements, la majorité des estimations le chiffrant à 800.000. Bref, le déséquilibre du marché ne peut que pousser les prix vers le haut. La pénurie de logements concernant essentiellement les grandes agglomérations, les arcs atlantique et méditerranéen ou encore les centres-ville, choisissez un marché demandeur et un bon emplacement. Ces deux critères optimisent les chances de réaliser une plus-value. Pour en savoir plus : Où investir ? Reste que l'immobilier est un marché cyclique. Ainsi, acheter en période de hausse pour revendre en période de baisse est une mauvaise affaire. Du moins si l'on raisonne sur le court terme. Mais sur le long terme, les faits sont implacables : la pierre n'a jamais baissé. Au plus haut en 1991, le marché chute jusqu'en 1998 pour ensuite repartir à la hausse, les acquéreurs recouvrant leur mise dès le début des années 2000. Jusqu'en 2007, le mètre carré progresse de plus de 15 % par an. Après avoir baissé de 7,1 % en 2009, les prix sont repartis à la hausse depuis fin 2009 (+ 6,3 % en 2010) observe l'Insee. Aujourd'hui, l'heure est à l'accalmie. Selon l'indice PAP du 1er octobre, les appartements montent de 2,15 %, les maisons de 4,53 % en rythme annuel. Même si une baisse de grande ampleur survenait, elle finirait forcément par s'effacer. Bref, ceux qui investissent dans l'immobilier aujourd'hui ont toutes les chances de gagner de l'argent. A condition, répétons-le, de s'inscrire dans la durée et de choisir un bon emplacement. Investissement immobilier : un placement sécuriséInvestir dans l'immobilier, c'est évidemment tabler sur une plus-value à la revente. Mais ce n'est pas le principal objectif pour une grande majorité d'investisseurs. 43 % d'entre eux souhaitent construire un patrimoine et 35 % misent sur les revenus complémentaires selon la dernière Enquête Bailleurs réalisée par De Particulier à Particulier. D'autres comptent transmettre le bien à leurs enfants ou encore reprendre le logement pour y vivre, par exemple au moment de la retraite. Pour eux, la réforme de la taxation des plus-values a moins de conséquences. Pour en savoir plus : Investir pour sa retraite Surtout, le nouveau régime ne remet pas en cause l'une des qualités premières de l'immobilier locatif : sa grande sécurité. Avec les crises financières à répétition, nombre de particuliers ont compris que leurs valeurs mobilières pouvaient partir en fumée. Alors que la pierre, elle, a montré depuis longtemps sa capacité à se sortir des conjonctures difficiles, faisant preuve d'une grande résilience. En cas de catastrophe économique, l'investisseur, comme tous les propriétaires de logements, possédera toujours un actif. Ce n'est pas un hasard si 72,19 % des personnes interrogées par notre Enquête Bailleurs déclarent que l'immobilier reste leur placement préféré, loin devant les valeurs mobilières (27,62 %). Un écart qui a augmenté de plus de huit points en deux ans. Preuve que la pierre est de plus en plus considérée comme une vraie valeur refuge. Pour en savoir plus : Placement immobilier ou placement financier ?
P. Chevillard © pap.fr
- 5 nov. 2011
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