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Les rez-de-jardin ont la cote
Contrairement aux rez-de-chaussée, les rez-de-jardin donnent, comme leur nom l'indique... sur le jardin ! C'est un argument qu'on s'arrache en région parisienne et dans les grandes agglomérations. Dans ce cas, on ne parle plus de décote. Mais de surcote. S'il est bien exposé et qu'il possède un jardin de bonne taille (400 m2 environ), le rez-de-jardin peut valoir 15 à 20 % plus cher que les autres appartements du même immeuble. Des locataires séduitsEn location, l'enthousiasme est identique. Les familles sont prêtes à signer un bail un peu plus élevé pour que les enfants jouent dehors en toute sécurité. Résultat : ce type de bien se loue vite et plus longtemps que les autres. N'oubliez pas qu'un locataire célibataire reste en moyenne 42 mois dans un studio contre 86 mois pour une famille dans un cinq pièces. Une surface utile plus importanteAutre avantage du rez-de-jardin, il possède souvent une terrasse. Ce qui permet de relever le plafond de loyer des appartements loués avec un régime fiscal particulier, comme la loi Scellier ou les amortissements Robien et Borloo. Sur ce type de bien, c'est la surface utile qui sert à déterminer le loyer. Elle correspond à la surface habitable augmentée de la moitié de la superficie des annexes dans la limite de 8 m2. Résultat : à taille égale, un rez-de-jardin avec 7 m2 de terrasse se loue plus cher qu'un dernier étage sans balcon. Exemple : un rez-de-jardin de trois pièces à Lyon, loué dans le cadre de la loi Scellier (plafond 15 €/m2). Il possède 72 m2 habitables et une terrasse de 7 m2. La surface utile est donc de : 72 + 3,5 (7 m2 / 2) = 75,5 m2. Le loyer mensuel sera au maximum de 75,5 m2 X 15 € = 1 132,50 €. Sans les annexes, il serait de 1.080 €/ mois.
T. Bibas © pap.fr
- 14 avr. 2012
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