Immobilier
de particulier à particulier

Le second souffle des résidences secondaires

06 Avril 2017 - Villa familiale, petite maison à la campagne, ou appartement vue mer, la résidence secondaire a encore de beaux jours devant elle. Enhardis par la baisse des taux et une offre attractive, les acquéreurs font leur grand retour principalement sur le pourtour littoral.

Comment se porte le marché des résidences secondaires ? Plutôt bien, à en croire les Notaires de l'Ouest. « Les littoraux et la montagne sont toujours aussi populaires », l’ensemble de la Côte d’Azur et de la façade atlantique a séduit les acquéreurs au cours de l’année 2016.  Porté par des taux d’intérêt historiquement bas et des prix redevenus attractifs, le marché reprend même des couleurs après quelques années moroses selon le Baromètre de l’immobilier de la chambre des Notaires de l’Ouest. Les volumes de ventes sont repartis à la hausse pour la seconde année consécutive. « Un phénomène qui pourrait bien s’inscrire dans la durée, selon les professionnels, d’autant qu’aujourd’hui, nous assistons à un retour des Français vers l’immobilier en tant que choix patrimonial, ces derniers n’hésitant plus à tirer profit de ce bien, qu’ils n’occupent en moyenne que 6 semaines par an. »

Les acquéreurs sont de retour. Dès le printemps 2015, les notaires n’ont pas manqué de noter une réelle reprise des ventes, après trois années de crise sévère.  « Concernant les résidences secondaires, nous constatons un alignement des planètes : leurs prix ont beaucoup baissé, les taux d'intérêt sont à des niveaux encore extrêmement bas et, face aux incertitudes géopolitiques, les Français retrouvent l'envie de s'offrir une résidence secondaire dans l'Hexagone. » Résultat : les transactions reprennent et la clientèle francilienne fait son grand retour sur ce marché.  

Un regain d’intérêt. Selon la chambre des notaires, de réelles opportunités s’offrent aux candidats qui n'hésitent plus à investir, d’autant qu’avec l’ubérisation et le développement du partage, ils peuvent tirer profit de leur investissement. Pour financer les frais d’entretien de leur résidence secondaire, les acquéreurs envisagent par exemple de plus en plus souvent de louer leur bien. « Si tel est le cas, ils doivent impérativement évaluer le coût de leur investissement, travaux et décoration compris », conseille néanmoins le Conseil régional des notaires.

Le littoral plébiscité.  Sans surprise, 44% des résidences secondaires en France sont aujourd’hui situées au bord de la mer. Si le pourtour méditerranéen fait toujours de nombreux adeptes, les Français montrent aujourd’hui un intérêt marqué pour le littoral Manche-Atlantique.  Loïc Lecuyer, président du Conseil régional des notaires de Bretagne, constate un vrai renouveau pour les maisons et appartements secondaires des côtes bretonnes.  Le golfe du Morbihan, ainsi que les îles, affolent les statistiques. A Arzon, près de 80% des logements sont ainsi des résidences secondaires...

Idéalement située. Un succès qui ne doit rien au hasard. Car en plus d’une situation géographique privilégiée, la Bretagne peut se targuer d’un réseau routier développé et d’un maillage de transport performant qui mettent Saint-Malo, La Baule, Vannes, Saint-Brieuc à moins de 3 heures de Paris. « La situation du logement en termes de proximité des services, des animations et de la vue, est un critère important dans le choix, rappelle Loïc Lecuyer. L’emplacement est rarement négociable, les acquéreurs veulent être dans un quartier précis, proche d’une plage, d’un port…  En revanche, ils se montrent bien moins regardants sur les travaux, l’isolation ou encore la surface… »

 Les bonnes affaires de la côte ouest.  Sur l’ensemble du littoral Manche-Atlantique, grâce à des prix en baisse de 10% sur 5 ans, acquérir sa résidence secondaire en ce moment est pertinent. Les acquéreurs disposent d’un budget médian de 115.000 € pour lequel ils peuvent trouver un 2 ou 3 pièces bien placé. Les prix s’érodent toujours légèrement (-1,7% soit 2.630 €/m2). Cette médiane masque toutefois des disparités entre les stations, les prix pouvant monter jusqu’à 6.620 €/m2 à Lege-Cap-Ferret. Côté maisons, les acquéreurs se montrant plus que jamais exigeants sur l’emplacement, les notaires constatent que les stations prisées voient presque toutes leur valeur repartir à la hausse : Lège-Cap-Ferret +12.3% soit 631.500 €, Saint-Martin-de-Ré +16.4% soit 522.000 €. La Trinité-sur-Mer demeure la station bretonne la plus chère à 421.000 € (loin des 500.000 € de 2014).

 Bâtir sa résidence secondaire
Alternative à l’achat d’une maison de vacances, l’acquisition d’un terrain constructible est une piste envisagée par certains. Bémol, devenir propriétaire de la moindre parcelle sur le littoral, à proximité des plages et des commerces, n’est pas une mince affaire du fait de la rareté du foncier disponible. De plus, les élus des communes balnéaires s’attachent souvent à privilégier les locaux. Sur le littoral breton, par exemple, les volumes de ventes de terrain pour bâtir des résidences secondaires restent en baisse de 1%. En revanche, la rareté de l’offre jouant les prix s’envolent, il est difficile de trouver des terrains bien placés, sans vue mer, à moins de 100.000 €.

 Un achat sécurisé
Soyez attentif à certains points : calculez l'éloignement avec les commerces, la gare la plus proche, évitez une localisation en bord de route trop passante. Il est essentiel également de visiter les lieux avant l'achat pour connaître précisément en amont le montant des travaux. Enfin, ne négligez pas le poids de l'entretien annuel qui revient à plusieurs milliers d'euros, même pour une petite ­maison…


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