Immobilier de particulier à particulier

Immobilier : quelles prévisions pour le marché en 2016 ?

21 Juillet 2016 - 2016 pourrait bien confirmer la reprise du marché immobilier constatée en 2015. Les ventes devraient croître tant dans l'ancien que dans le neuf, tandis que le prix des logements repartirait modérément à la hausse.

 

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Augures et pythies. Alors que l’année 2016 ne fait que commencer, les particuliers qui nourrissent un projet immobilier se posent de nombreuses questions. Les prix vont-ils baisser ? Le nombre de ventes va-t-il augmenter ? Comment les marchés du neuf et de l’ancien vont-ils se comporter ? Les taux d’intérêt repartiront-ils à la hausse ? Scrutant notre boule de cristal, nous nous sommes livrés à l’art délicat de la divination immobilière pour vous apporter des réponses… De quoi bien préparer cette nouvelle année que nous vous souhaitons très constructive !

Ancien : augmentation des ventes

Bilan 2015. Selon le dernier indice Notaires-Insee (26 novembre), 753.000 transactions ont été enregistrées entre septembre 2014 et septembre 2015, en hausse de 4,2 % par rapport aux douze mois précédents. Du coup, 2015 approcherait voire dépasserait les 750.000 ventes. Les prix ont reculé de 1,5 % sur un an mais entre le deuxième et le troisième trimestre 2015, ils ont repris 0,5 %. Ils montent pour la première fois depuis près de quatre ans.

Prévisions 2016. Les vendeurs sont plus raisonnables, les taux d’intérêt vont rester bas, les banques sont prêteuses… D’après les prévisionnistes du cabinet Xerfi, 780.000 biens pourraient changer de main en 2016. La persistance des incertitudes économiques pourrait ramener le nombre de ventes à 760.000 ou 770.000. Pour Xerfi, les prix de l’ancien devraient progresser de 1,1 % cette année. Les grandes métropoles, les communes les plus dynamiques verront sans doute leur mètre carré s’apprécier sans s’envoler. Ailleurs, on peut parier sur des reculs modérés.

Marché immobilier : l’essentiel des tendances 2016
Ancien. Progression des ventes. Hausse des prix sur les secteurs tendus et pour les biens de bonne qualité.
Neuf. Hausse des ventes grâce au maintien de l’avantage fiscal Pinel et au renforcement du Prêt à taux 0 (PTZ). Baisse de l’offre.
Construction de maisons. Progression des ventes liée au nouveau PTZ et au retour des primo-accédants.
Taux d’intérêt. Maintien à un niveau très attractif et probabilité de nouvelles baisses modérées.

Immobilier neuf : entre reprise et pénurie

Bilan 2015. 110.000 à 115.000 ventes devraient être enregistrées (103.500 en 2014) si l’on se base sur les chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers du 3e trimestre 2015. Une reprise due à la baisse des taux et plus encore à l’avantage fiscal Pinel (hausse de 55 % des ventes aux investisseurs sur un an). L’accession à la propriété progresse de 5 %. Bémol : l’offre peine à se renouveler (allongements des délais de construction, normes surabondantes). Elle ne représenterait plus que 11 mois de commercialisation, contre 14 mois fin 2014.

Prévisions 2016. Le Pinel est maintenu, le PTZ est renforcé, les taux resteront attractifs. Entre 110.000 et 120.000 logements devraient être vendus. Attention toutefois aux difficultés de production. Si elles se poursuivent, l’offre baissera et les prix repartiront à la hausse, comme pendant la période 2009/2011. A près de 4 000 € moyen, le mètre carré neuf a augmenté de 0,5 % au troisième trimestre 2015. Mais en Ile-de-France, un marché sous-offreur, la hausse annuelle passe à 4,4 %...

Construction de maisons : le coup de pouce du PTZ

Bilan 2015. Après quatre ans de marasme et des ventes qui sont passées de 150.000 à 99.500 unités, ce marché devrait enregistrer 110.000 transactions en 2015. Baisse des taux, aides efficaces, prix maîtrisés ont soutenu une demande traditionnellement forte, notamment chez les familles modestes et moyennes.

Prévisions 2016. Clémente, la météo pourrait passer au beau fixe avec l’amélioration du PTZ. Cette aide est configurée pour donner toute sa puissance dans les villes de province de moins de 250.000 âmes (zones B2 et C du dispositif), là où se trouvent les secteurs de prédilection des constructeurs. Le marché pourrait ainsi retrouver son niveau de 2012 (128.000 ventes).

Taux d’intérêt : historiquement bas, encore !

Bilan 2015. Les taux ont poursuivi leur chute sur les premiers mois de l’an dernier pour atteindre leur plus bas niveau en juin. A l’époque, la moyenne toutes durées confondues est descendue à 2,01 % selon l’Observatoire du financement CSA/Crédit Logement. Elle est remontée à 2,22 % en octobre pour ensuite repartir à la baisse. Fin décembre, la moyenne s’établit à 2,20 %. Les particuliers profitent de ces taux bas. Selon l’Observatoire, le nombre de prêts immobiliers accordés a augmenté de 33,1 % en 2015.

Prévisions 2016. L’inflation a disparu, les indices financiers restent bas, la Banque centrale européenne poursuit une politique accommodante faite de liquidités abondantes et taux très attractifs : le coût du crédit immobilier n’est pas prêt de remonter. Il pourrait même reculer. D’après les courtiers Meilleurtaux.com, Empruntis.com, Crédixia et Cafpi, les barèmes des banques baissent de 0,05 à 0,10 % en ce début janvier. Bref, 2016 a toutes les chances de s’affirmer comme un excellent millésime pour les emprunteurs.


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