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Immobilier : jeune et propriétaire, c'est possible

13 Février 2017 - Les moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à vouloir acheter un logement. Si les taux bas et le PTZ facilitent leurs projets, ils doivent respecter des critères bancaires très stricts pour obtenir leur crédit immobilier.

Les jeunes sont des Français comme les autres : ils aiment la pierre et veulent devenir propriétaires. 14 % des 18/24 ans souhaitent acheter leur résidence principale cette année, une proportion qui monte à 24 % chez les 25/34 ans révèle un sondage CSA pour le courtier Empruntis.com réalisé début février 2017. Surtout, ils sont désormais plus nombreux à se lancer. Chez le courtier Meilleurtaux.com, la part des moins de 30 ans compte pour 34 % des demandes de crédit immobilier en 2016, contre 22 % en 2015. Une tendance que les premières semaines de 2017 ne démentent pas.

Bâtir un patrimoine. Si les jeunes souhaitent acheter, c’est pour les mêmes raisons que leurs aînés. Ils veulent profiter du plaisir de faire ce qu’ils veulent chez eux et ne plus verser de loyers à fonds perdus. Pour eux, leur logement, c’est la première marche du parcours résidentiel, avec une revente qui servira à financer plus tard un nouveau projet immobilier. Et puis ils savent que la pierre reste un bon moyen de préparer une retraite qui s’annonce pour le moins incertaine.

Argent bon marché. Les projets immobiliers des générations Y ou Z sont facilités par des taux qui, malgré un rebond de 0,20 % depuis la fin 2016, restent très proches de leurs niveaux plancher de novembre 2016. Aujourd’hui, par exemple, la moyenne pour les emprunts sur 20 ans s’établit à 1,65 %, contre 2,40 % il y a un an (chiffres bruts, hors assurances et frais annexes). Idem pour le 25 ans brut moyen : il vaut actuellement 1,90 %, contre 2,70 % en février 2016.

Crédit plus facile. Ces taux bas permettent de respecter plus facilement une règle intangible : la mensualité ne doit pas dépasser le tiers des revenus nets de charges. Avec un emprunt de 150.000 € sur vingt ans à 1,90 % assurance comprise, la mensualité vaut 752 €. Il faut gagner 2.300 € nets mensuels pour décrocher ce prêt. Il y a un an, avec un taux sur vingt ans à 2,70 %, la mensualité montait à 824 €. Un salaire mensuel minimum de 2.500 € nets mensuels étaient nécessaire…

Digne d’intérêt. L’autre atout pour les jeunes, c’est le PTZ. Ce crédit gratuit réservé aux primo-accédants -donc principalement aux jeunes- a été boosté en 2016 (montant augmentés, conditions d’obtention assouplies, remboursement optimisé). Résultat : plus de 120.000 ménages en ont profité l’an dernier, contre 65.000 en 2015. Chez le courtier Vousfinancer.com, le nombre de crédits incluant un PTZ bondit de 75 % en 2016 alors que le nombre de demandes de prêts progresse de 26 %.

Offres spéciales. Certaines banques font les yeux doux aux jeunes. Elles peuvent leur accorder des prêts à 110 %, qui couvrent le montant du projet plus les frais de notaire. Elles distribuent des petits crédits de 10.000 à 15.000 € à taux bonifié voire gratuits pour les aider à boucler leur budget. Une politique réservée aux jeunes primo-accédants à fort potentiel salarial. Avec ces conditions exceptionnelles, elles les fidélisent et peuvent les équiper en assurances et autres placements…

Emprunt sous conditions. Reste que les portes du crédit ne sont pas grande ouvertes. Les banques appliquent des critères d’octroi très stricts pour réduire les risques d’impayés. Outre le respect de la règle des 33 % de capacité d’endettement, elles privilégient les CDI, demandent des comptes bancaires impeccables, prennent en considération des points souvent méconnus comme le reste à vivre et le saut de charges, etc. Bref, elles misent sur les fourmis plutôt que sur les cigales. Pour en savoir plus sur les taux et les critères des banques, cliquez ici.


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